En France, grâce aux importants progrès qui ont été faits en cardiologie ces dernières années, l’infarctus du myocarde est une affection qui se soigne de mieux en mieux. Comment définit-on l’infarctus du myocarde ? Quels sont ses symptômes ? Ses causes ? Ses traitements ? Comment peut-on prévenir ses récidives ?… Votre mutuelle santé Vauban Humanis répond aux questions les plus fréquentes.
Qu’est-ce qu’un infarctus du myocarde ?
Le myocarde, muscle du coeur, envoie à chaque contraction le sang dans la grande circulation, ainsi tous les organes du corps sont irrigués et alimentés en oxygène.
L’infarctus du myocarde est dû à un arrêt de la vascularisation d’une partie du muscle cardiaque : une des artères coronaires se bouche, et le muscle en aval de cette artère n’est plus irrigué, ne reçoit plus d’oxygène et évolue vers la nécrose (mort) si rien n’est entrepris rapidement. Fréquente et grave, cette affection nécessite une prise en charge urgente en milieu hospitalier spécialisé, avec un traitement bien codifié. L’objectif du traitement étant de faciliter l’irrigation sanguine du muscle cardiaque.
Dans ce domaine, d'importants progrès ont été faits en cardiologie ces dernières années. Cette affection, prédominante chez l’homme, apparaît en priorité chez les sujets ayant des facteurs de risque cardiovasculaires tels que le tabac, l'obésité, l'existence d'un diabète, d'un taux élevé de cholestérol et d'une hypertension artérielle.
Infarctus du myocarde : des signes qui peuvent alerter
L’infarctus du myocarde peut être "annoncé" par une douleur d’angine de poitrine, ressentie à l’occasion d’un effort ou d’une émotion, voire sans cause apparente, durant le sommeil par exemple.
Cette douleur, d’intensité variable, siège au milieu de la poitrine en arrière du sternum, occupant une zone d’une largeur équivalente à une ou deux mains ouvertes. Cette douleur peut se propager dans la mâchoire (comme une rage de dent), dans les épaules, les bras, les mains, le dos. La douleur peut être brève (quelques minutes) ou prolongée et s’accompagner d’une grande fatigue, de nausées et de sueurs.
Ces symptômes sont à considérer comme de réelles menaces pour le coeur. Il est impératif de faire appel, dans les plus brefs délais, à un médecin.
Des traitements fiables
80 % au moins des personnes frappées d’infarctus survivent à leur accident, grâce - le plus souvent - à une admission rapide en centre de soins intensifs. C’est donc dès les premiers symptômes que l’hospitalisation doit avoir lieu. Dès son arrivée, le malade est immédiatement placé sous surveillance continue de l’électrocardiogramme, du pouls, de la pression artérielle et du rythme respiratoire. Il est ainsi immobilisé pour un repos complet de 5 à 7 jours.
S’agissant du traitement médical, il comprend des médicaments visant à diminuer la douleur. Une coronarographie est également réalisée, elle permet de situer les lésions coronaires, d’en définir la gravité et d’autoriser un éventuel geste de dilatation (angioplastie) si nécessaire. Par ailleurs, une intervention chirurgicale (pontage) pourra être envisagée ultérieurement.
Après une période de récupération sous surveillance médicale constante, arrive le moment de la réadaptation : comme tout muscle, le coeur a besoin d’être entraîné. Des exercices divers appropriés, voire un centre de réadaptation, permettent à la personne cardiaque de retrouver une vie quasi normale.
Le traitement par angioplastie
L’angioplastie permet de rétablir un flux sanguin normal dans les artères rétrécies par une plaque d’athérosclérose (accumulation de cholestérol). Elle consiste à insérer dans l’artère bouchée un fin cathéter terminé par un ballonnet, qui une fois gonflé, dilate l’artère et permet un rétablissement du flux sanguin.
Le traitement chirurgical : le pontage aortocoronarien. Concrètement, des vaisseaux sanguins vont être mis en place pour apporter du sang à l’artère coronaire malade, en aval de la zone bouchée. Ces vaisseaux doivent bien sûr être indemnes de toutes lésions et en très bon état. Les vaisseaux utilisés, les veines et les artères, pour faire les pontages, ne sont naturellement pas présents autour du cœur et devront donc être transplantés.
La prévention : efficace pour protéger son coeur !
Une certitude : l’infarctus n’est pas une fatalité. Cette affection résulte souvent de plusieurs facteurs de risque cumulés et non surveillés pendant des années tels que le tabagisme, un excès de cholestérol, du diabète, une tension artérielle trop élevée. Si chacun de ces facteurs de risque est potentiellement dangereux, leur accumulation fait courir un risque multiplié au coeur.
De nombreuses études démontrent que l’adoption d’une bonne hygiène de vie dès le plus jeune âge ainsi que le renoncement à de mauvaises habitudes, sont des comportements qui évitent de très nombreux infarctus.
Quelques conseils pour "agir" sur les facteurs de risque
Le premier : ne jamais fumer, arrêter de fumer. L'addiction au tabac favorise la constitution de plaques d’athérome dans les artères coronaires, ce qui peut entraîner leur occlusion et donc l’infarctus. C’est le facteur de risque qui frappe le plus tôt : avant 45 ans, 80 % des victimes d’infarctus sont fumeurs. Le risque est également présent chez les "petits fumeurs" : 1 à 5 cigarettes par jour augmentent le risque d’infarctus du myocarde de 40 % et le risque quadruple au delà d’un paquet par jour.
Le second : manger varié et équilibré afin de réduire le taux de mauvais cholestérol et diminuer les risques de diabète. Le diabète est un facteur de risque d’infarctus déterminant. Il est favorisé par le surpoids, la sédentarité et l’hérédité. Il se manifeste par un taux de sucre (ou glycémie) trop élevé dans le sang, ce qui entraîne une atteinte progressive des artères. Pour information, un indice de glycémie au delà de 1,26 g/litre de sang, mesuré à deux reprises, le matin à jeun, indique un diabète.
Troisième conseil : dépister et soigner une éventuelle hypertension artérielle. Si elle n’est pas soignée, cette maladie favorise le développement de l’athérome dans les artères qui finissent par se boucher.
Dernier conseil enfin : l’exercice physique quotidien. Un sport d'endurance comme le vélo aide à la dilatation des artères qui entourent le coeur et fait ainsi reculer le risque d’infarctus. Cela contribue aussi à diminuer les risques de diabète, d’hypertension artérielle et d’excès de cholestérol.
Pratiquer une activité physique régulière, au moins 3 fois par semaine, est donc essentiel pour protéger son cœur.
Face à un infarctus, les bons réflexes
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Appeler ou faire appeler immédiatement le 15, le 18 ou le 112 afin de mobiliser les secours médicaux d’urgence. On ne doit appeler le médecin traitant pour un conseil éventuel qu’après avoir alerté le 15.
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Mettre la victime au repos.
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En cas d’arrêt cardiaque, une personne formée aux techniques du secourisme peut tenter un massage cardiaque ou se servir d’un défibrillateur pour faire repartir le coeur, en supposant qu’elle se trouve dans un lieu public disposant de cet appareil. Très simple d’utilisation, il délivre des chocs électriques et peut permettre de sauver de nombreuses personnes victimes d’un infarctus sur la voie publique ou dans un lieu public.
Pour en savoir plus : liens utiles
Vauban Humanis se lance dans une vaste campagne "Ensemble, sauvons des vies" en offrant une centaine de défibrillateurs automatiques externes. Pour en savoir plus sur la campagne et connaître la liste des défibrillateurs implantés près de chez vous, consultez "Une solidarité d’avance".
Fédération Française de Cardiologie (FFC)
www.fedecardio.com
www.1vie3gestes.com