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Kiné, Chiro, Ostéo : comment s’y retrouver ?

médecines douces
Le corps a beau se régénérer seul, passé un certain âge, il a besoin d’un coup de pouce. Mais entre kinésithérapeutes, ostéopathes et chiropraticiens, difficile de s’y retrouver. Pour savoir à quelles mains confier ses maux, il est préférable de consulter son médecin généraliste au préalable. Et de bien s’informer sur les différentes prises pour éviter les factures surprises. Faisons le point.

Nos conseils pour vous soigner

Face au foisonnement des professionnels spécialisés dans les thérapies manuelles, comment savoir à qui s’adresser ? Indice rassurant : les kinésithérapeutes, ostéopathes et chiropraticiens sont tous trois des professionnels de santé (ce qui n’est pas le cas, par exemple, de l’étiopathe). Avant de se tourner vers eux, il est recommandé de consulter au préalable son médecin traitant qui orientera son patient vers l’un de ces trois thérapeutes aux mains "magiques".

À noter, les kinésithérapeutes sont des auxiliaires médicaux. Le remboursement de la séance de kinésithérapie n’intervient qu’à hauteur de 60%. La mutuelle santé Vauban Humanis proposent un remboursement couvrant l’intégralité des dépenses de kinésithérapie. En revanche, l’ostéopathie et la chiropractie sont considérées comme des consultations de médecines douces. Leur prise en charge n’est donc pas prévue par la Sécurité sociale. Vauban Humanis propose des forfaits de remboursements allant jusqu’à 100 euros par an selon le contrat.

Kinésithérapeute : assouplissement et renforcement

Titulaire d’un diplôme d’État, le kiné propose une thérapie basée sur l’assouplissement des articulations et des muscles ainsi que sur le renforcement musculaire. Il s’agit de rééduquer par le mouvement dans l’amplitude physiologique.  Lors d’une séance de kinésithérapie, le patient doit souvent effectuer des exercices : soulever des haltères, s’entraîner sur un rameur ou un steppeur pour se muscler. Les soins passent également par des mobilisations (tout en douceur) de l’articulation ainsi que des étirements. Le corps garde ainsi en mémoire les postures idéales, afin de prévenir, grâce à une meilleure maîtrise de ses mouvements, tout retour de la pathologie. D’où l’importance d’une intervention sur le long terme.

Il faut compter en moyenne dix à quinze séances. La répétition des mouvements assure l’atténuation de la douleur jusqu’à sa disparition. Particularités du kiné : il a parfois recours à l’électrothérapie, à la cryothérapie (utilisation du froid) ou à la balnéothérapie. Une séance se termine souvent par un massage afin de relâcher les muscles qui ont été mobilisés. Et après l’effort, vive le réconfort ! Prudence toutefois : seuls les masseurs-kinésithérapeutes sont habilités à exercer un massage, y compris dans un but "hygiénique, esthétique ou sportif". Attention donc aux manipulations qui ont lieu dans des salons ou des instituts de beauté et qui sont souvent dispensées par des gens inexpérimentés et mal formés.

Bon a savoir

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Ostéopathe : prévenir les troubles fonctionnels

L’ostéopathe diagnostique et traite, par la main, les problèmes de micro-mobilité des tissus du corps humain qui entraînent des troubles fonctionnels pouvant perturber l’état de santé, selon le Référentiel profession ostéopathe. Les praticiens justifiant du titre d’ostéopathe réalisent des manipulations ayant pour seul but de prévenir ou de remédier à des troubles fonctionnels du corps humain, à l’exclusion des pathologies qui nécessitent une intervention médicale, chirurgicale ou médicamenteuse. Ces gestes agissent sur la structure physique (musculo-squelettiques) et sur les tissus mous (myofasciales), les muscles, par exemple.

Pour la prise en charge de ces troubles fonctionnels, l’ostéopathe effectue des actes de manipulations et de mobilisations manuelles, directes ou indirectes, non forcées. Il traite les blocages des structures du corps humain. L’ostéopathie s’attache à retrouver les causes des symptômes ou des douleurs qui amènent le patient à consulter. Objectif : trouver les différentes compensations qui ont pu altérer la fonctionnalité d’un tissu ou d’un système. Une entorse de la cheville, par exemple, peut être à l’origine d’une lombalgie ou de douleurs cervicales.

Chiropraticien : ajustement des articulations

La chiropratique met en évidence la relation entre certains troubles de la santé, le système nerveux, la colonne vertébrale et le bassin (le système neuro-musculo-squelettique). Le chiropraticien corrige ou prévient les dysfonctionnements locomoteurs, et les perturbations neurologiques et physiologiques déclarés dans ces parties du corps.

L’acte principal du traitement chiropratique est l’ajustement. C’est une application manuelle spécifique qui a pour but de normaliser le fonctionnement d’une articulation vertébrale ou périphérique. Il s’agit d’une impulsion nette et non traumatisante. L’ajustement exige une dextérité particulièrement maîtrisée quant à sa précision et à sa rapidité. Le chiropraticien propose des exercices de consolidations et d’entretien. Parallèlement, il sensibilise son patient à la gestion de sa santé, en particulier aux règles d’hygiène vertébrale. Le chiropraticien procède à une série d’examens et s’appuie aussi sur des radios afin d’établir un diagnostic dans son champ de compétence. Il entame ensuite la prise en charge personnalisée du patient. Il peut, par exemple, agir sur les maux de dos, la mobilité des articulations, les problèmes de vertiges ou, tout simplement, le manque de sommeil.

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