Sondage Humanis : Les Français face à la dépendance aujourd’hui et à l’horizon 2030
17/06/11
Humanis, troisième groupe paritaire de la protection sociale, a souhaité renforcer sa participation à la concertation nationale sur la dépendance en lançant un sondage sur le thème des "Français face à la dépendance aujourd’hui et à l’horizon 2030". Cette enquête, confiée à l’institut Harris Interactive, a été menée auprès d’un échantillon de 2000 personnes âgées de 50 à 65 ans, du 16 au 31 mai dernier. L’enquête a invité les personnes interrogées à se projeter à l’horizon 2030 et à imaginer alors leurs besoins en cas de perte d’autonomie, leurs attentes vis-à-vis des pouvoirs publics et privés et plus généralement à dessiner les contours de la société idéale pour les personnes dépendantes.
Les Français, optimistes, estiment pouvoir gagner 4 ans d’autonomie en 20 ans
La majeure partie des personnes sondées considère que l’entrée dans la dépendance sera de plus en plus tardive : 79 ans aujourd’hui, 83 ans à l’horizon 2030, soit 4 ans gagnés en 20 ans, au moyen d’une forte politique de prévention et de santé publique.
73% des personnes interrogées déclarent avoir déjà été confrontés à la dépendance, dont 66% au travers de leurs proches et 15% personnellement.
S’il n’y a pas d’approche sexuée de la dépendance, il existe néanmoins une légère différenciation en fonction de l’accès au savoir et du niveau de revenu : ainsi les CSP+ (84%) se déclarent plus confrontés à la dépendance que les CSP- (74%).
"Ces chiffres nous amènent à conclure que les 50-65 ans sont conscients du risque de dépendance pour eux ou pour leurs proches, mais restent néanmoins positifs quant à la prise en charge de leur propre dépendance dans les années à venir."
Indépendance à tout prix : près de 7 Français sur 10 priorisent leur indépendance
67% des Français estiment prioritaire de conserver leur indépendance. Sans surprise, le souhait le plus fort est de se maintenir en bonne santé, le plus longtemps possible et ne pas peser sur la famille. Ce constat sans appel est d’autant plus fort qu’il est à rapprocher du vécu des personnes sondées : les seniors de la génération de mai 68 - surnommés les nouveaux rebelles* - sont viscéralement attachés à l’idée de liberté et donc d’autonomie, même dans la dépendance.
Cependantla majorité des répondants (28%) ne sait pas quels moyens adopter pour prévenir la dépendance. S’ils multiplient les actions au quotidien leur permettant de la reculer le plus longtemps possible (70% réalisent des examens médicaux réguliers, 69% font des exercices de mémoire ; 66% ont une alimentation équilibrée) ils n’envisagent pas forcément de démarche de nature financière : seuls 10% des personnes sondées déclarent avoir déjà souscrit à une assurance dépendance (selon la FFSA, 5,5 millions de Français sont couverts par un contrat d’assurance dépendance, souscrit à 60 ans en moyenne) mais 54% ne le prévoient pas.
Enfin, cette génération se considère généralement plus chanceuse que ses parents face à la vieillesse en termes de modes de communication (79%), aménagement du lieu de vie (60%), prévention santé (56%) et vie sociale (52%). Elle estime cependant que l’aide de la famille et de l’entourage sera moins présent (44%).
"Humanis reste convaincu de la nécessité de poursuivre et d’enrichir toutes les actions de prévention telles que celles que le Groupe et l’Agirc-Arrco mènent au travers des 11 centres de prévention, mais aussi de leurs 680 actions de prévention en direction des retraités. En outre, le soutien aux associations qui tentent de palier à l’isolement des personnes âgées reste primordial."
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